Être éducatrice

Thoughtful stressed woman with a mess in her head

La charge mentale : quel niveau faut-il accepter dans notre vie?

La charge mentale : quel niveau faut-il accepter dans notre vie? Elle est bien là, mais on ne la voit pas. Elle est bien là, mais on n’en parle pas. Elle est bien là, ancrée dans notre société qui va de plus en plus vite, le portable tatoué sur la main. La charge mentale se ressent et vient miner notre niveau d’énergie, notre niveau de présence émotive et, possiblement, notre niveau de motivation professionnelle. Mais vous savez quoi? On n’en parle pas…   Sa définition La charge mentale serait la capacité de maintien et de traitement des informations d’ordre personnelles, professionnelles ou domestiques.  En fait, tout se joue dans le cerveau et permet la réussite d’apprentissage et de résolution de problèmes en mettant en jeu les capacité de stockage de l’information.   Il y a un éléphant dans la pièce Ce qui est vraiment étrange, c’est que la charge mentale prend énormément de place dans vos vies en tant que professionnelles et professionnels à la petite enfance (éducatrices et éducateurs, gestionnaires, responsables en alimentation, etc.), pourtant, on ne la nomme jamais. On dit : « Je me sens à boutte, j’en peux plus, je trouve ça difficile! » mais jamais on mentionne : « La charge…

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Motivation, Valorisation, Espoir : vous en reste-t-il encore en tant qu’éducatrice?

Si je réfléchis à tout ce que j’ai lu dans les journaux et sur le Web ces temps-ci concernant la profession d’éducatrice, j’avoue que je ne retiens pas grand-chose de positif.  On parle de salaire, de manque de reconnaissance, de pénurie de main-d’œuvre, de manque de places, de contexte de travail difficile depuis la Covid, de fermeture de groupes, voire même d’installations, de burnout, de stress…  Alouette!  Ce n’est pas surprenant qu’il n’y ait pas de foule qui cogne à nos portes pour travailler dans le domaine de la petite enfance. Dans quel état d’esprit êtes-vous quand vous vous levez le matin?  Sentez-vous que vous partez à la guerre?  Avez-vous l’impression que vous faites du temps, une journée à la fois, dans l’espoir que les choses s’améliorent.  Vous sentez-vous toujours sur la corde raide, en déséquilibre?  Trouvez-vous que votre batterie psychologique et émotive est trop souvent dans le rouge, même lorsque branchée toute la nuit? Si oui, voici ma proposition, déclinée en quelques étapes.  Écoutez-la bien parce qu’au fond, qu’avez-vous à perdre? 😊 Questionnez-vous sur la motivation et la fierté que vous ressentez lorsque vous êtes en présence d’enfants, lorsque vous mettez en place des actions éducatives qui ont permis à…

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La personne qui s’occupe de votre enfant s’appelle une éducatrice

Bonjour chers parents! Chaque jour, vous amenez à votre service de garde ce qu’il y a de plus précieux au monde : votre enfant.  Vous avez fait le choix de le confier à un autre être humain qui, pendant quelques heures, vous permettra de vaquer à vos obligations professionnelles.  Cette humaine a elle-même une profession, comme vous, et la sienne s’appelle « éducatrice à la petite enfance ». Dans les faits, une éducatrice à la petite enfance est une professionnelle du développement de l’enfant.  Son travail consiste à assurer la santé et la sécurité des tout-petits d’abord, puis de favoriser le développement optimal de chacun d’entre eux en les plaçant toujours au cœur de ses priorités. Qu’est-ce que cela veut dire exactement?  Quand vous voyez une éducatrice accueillir votre enfant le matin avec un grand sourire empreint de chaleur humaine, dans les faits : elle s’affaire à nourrir le lien d’attachement entre eux. Elle sait que plus le lien est significatif, plus votre enfant est en mesure de développer suffisamment de confiance afin d’explorer son environnement et donc, de se développer au maximum de son potentiel. Quand vous voyez une éducatrice en train de manger avec les enfants, dans les faits :…

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Nourrir le stress et l’anxiété chez l’enfant, c’est facile! Ehhh….

On ne s’en rend pas toujours compte en tant qu’adultes mais, bien malgré nous, il arrive que l’on nourrisse l’anxiété des enfants qui y sont plus sensibles. Comment? Par de simples gestes, paroles ou par l’intermédiaire de notre propre stress ou anxiété. C’est insidieux… C’est inconscient… C’est non volontaire. Mais les répercussions sur leur petit monde émotif sont grandes, et par moment, ralentissent leur développement. En tant que professionnelle à la petite enfance, si l’on nourrit l’anxiété de certains enfants inconsciemment, alors il apparait essentiel de ramener à la conscience nos agissements et nos paroles pour faire cesser ce cercle vicieux : La bonne façon de faire cesser cette roue sans fin c’est de s’écouter parler, se regarder intervenir et comprendre nos patterns en s’observant soi-même, aussi confrontant soit-il.  Qui a dit que notre job était facile? Voici des exemples de contexte où il peut nous arriver de nourrir l’anxiété d’un enfant sans en avoir conscience : l’ignorer lorsqu’il pleure sous prétexte de ne pas vouloir renforcer ce comportement ; tenter par tous les moyens d’attirer son attention sur autre chose lorsqu’il pleure ou lorsqu’il est fâché pour qu’il arrête sa crise le plus rapidement possible ; l’empêcher de contrôler certains éléments de…

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Persévérance scolaire : le rôle des professionnelles à la petite enfance

En tant que société, nous souhaitons tous que nos enfants demeurent motivés et investis dans leur parcours éducatif et ce, jusqu’à leur diplomation. Évidemment, le système scolaire a un rôle énorme à jouer dans cette réussite. Mais en attendant, nous, comme professionnelles à la petite enfance, avons également un rôle à jouer en amont. Mais d’abord… Penchons-nous sur les profils-types de ceux et celles qui, malheureusement, nourrissent les statistiques liés décrochage scolaire. Il y a d’abord les jeunes peu intéressés par l’école. Il y a ensuite les autres qui vivent des troubles de comportement ou encore des difficultés d’apprentissage. Il y a ceux qui montrent de la délinquance cachée et enfin, ceux qui se sentent dépressifs. Triste réalité n’est-ce pas? Permettez-moi de vous attrister encore plus en vous partageant LA statistique 1999-2000 pour l’ensemble du Québec : « le taux de sortie sans diplôme ni qualification », nommé ainsi par le Ministère, représente 21,9% des jeunes. Oui… Ils sont presque 22 parmi un groupe de 100 jeunes.  Ce sont ceux qui nourrissent les statistiques, qui décrocheront peut-être dans quelques années et font partie de votre groupe en ce moment.  Il est donc nécessaire de se sentir concernées aujourd’hui. Comment faire alors pour fournir, à…

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Le rire et le développement des enfants… un duo choc en service de garde éducatif!

Vous, chères éducatrices d’un groupe de tout-petits, vous qui portez un masque qui descend constamment et des lunettes qui embuent : avez-vous ri aujourd’hui ? Non pas juste sourire là… mais bien rire! Rire à gorge déployée. Rire jusqu’à ce que les larmes vous montent aux yeux. Rire jusqu’à ressentir un malaise dans les joues. Rire, c’est quelque chose qu’on oublie de faire la plupart du temps. Rire, c’est quelque chose qu’on oublie de transmettre comme apprentissage la plupart du temps. Pourtant, cette action est covid-proof, gratuite, accessible à tous, facile à exécuter et heureusement « contaminable ». Rire est quelque chose de plus important que ce que l’on croit : Il représente un antidouleur et un antidépresseur naturel en sécrétant de l’endorphine qui agit sur le corps un peu comme de la morphine. Il est un allié contre le stress en assurant une bonne oxygénation du sang, en favorisant la circulation sanguine en plus de représenter un puissant relaxant musculaire. Il réduit l’anxiété, les états dépressifs ainsi que les insomnies. Il renforce le système immunitaire en augmentant le taux d’anticorps. Il favorise la digestion. Rien de moins! Pas besoin de passer une commande sur les internets de ce monde, le rire est là,…